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La décennie de St Martin


Un vingt deux novembre, après tant d'hésitations
Enfin, le courage réuni pour faire front.
Que de symboles pour un démarrage d'idylle:
Similitudes de début de noms de villes,
Arrivée iséroise ou vécu quotidien,
Ce n'était pas une cape à partager,
Mais la succession d'ouvertures de liens.
A Saint Martin pour une Martine, gorgée
D'attentions, en quête de bonheur
Que de silences dans cette crêperie,
Table d'un rendez-vous prometteur.
Au coin de ce mur recouvert de lambris.
Que de passions compressées, ce jour
Qu'en un instant, nous allions faire exploser!
Au remblai, les tabous, laissons vivre l'amour,
Bannissons l'hypocrisie, si forte dans le passé.
Ne dit-on pas, que planté à la Sainte Cécile
Tout pois donne en mille!
Nous, c'est nos destinées que nous avons semées,
Alors, le temps, les instants passions,
Nous voulons les  bêcher, les sarcler, les cultiver,
Pour que la grimace soit l'exception.
Patiemment, le rictus de nos sourires,
Caresses, murmures, complicités
Engendre des multitudes de nouveaux plaisirs,
Communion de tendresse et brins de duplicités
Dix ans, dix ans non pas pour souffler
Un anniversaire, mais pour raviver
Davantage la flamme de notre vouloir.
Dessiner, chaque rayon de notre territoire,
Te quiero, je te veux aujourd'hui
Aussi intensément qu'hier, sans mettre
D'obstacles sur cette route qui conduit
A la fois au rêve et au déploiement de l'être.
Pas de paliers, d'échelles de valeurs, mais du rythme,
Tempo ininterrompu, ouverture  commune,
Préludes à l'interprétation d'un hymne
Aux extases partagées de ma brune.
Respirer pleinement  nos airs, aussi bien
Dans les bras l'un de l'autre, que dans les activités.
Se goûter, s'apprécier, se savourer au quotidien,
Eveiller chacun de nos sens, avec gravité,
Pour que la vie soit un bouquet de fleurs
Dans un décor de complicité éternelle,
Où le bonheur se dégage dans chaque odeur
Parfums de nos retrouvailles mutuelles

le 22 novembre 2006